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16 février, 2015

Nouvelle brochure de l’Etat islamique en français intitulée « Qu’Allah maudisse la France »

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Nouvelle brochure de l’Etat islamique en français intitulée « Qu’Allah maudisse la France »

Dar Al Islam2

Le 11 février 2015, un mois exactement après la Marche républicaine contre le terrorisme qui a réuni, à Paris, quelque 4 millions de manifestants, le centre de médias de l’Etat islamique Al-Hayat a sorti un magazine en ligne à l’attention des musulmans de France. Le magazine Dar Al-Islam [Domaine de l’islam] dont c’est le 2e numéro, a pour titre « Qu’Allah maudisse la France ». Tout au long de ses quinze pages, la France est décrite comme l’ennemie de l’islam, et ce depuis l’Ancien Régime ; les musulmans français sont encouragés à la quitter pour le califat ou à la combattre le cas échéant : « Dar al-Islam n’est qu’un outil d’incitation à la Hidjrah [l’émigration vers le califat] et au Djihad et une modeste contribution des frères francophones qui vivent dans le Califat… » Ci-dessous un tour d’horizon de son contenu.

L’émigration ou le combat en France : « Il faut que la France pleure ses morts comme nous pleurons les nôtres »

Dans l’Introduction, la volonté de domination de l’Etat islamique est présentée en ces termes : « Les Etats mécréants ont compris les conséquences du retour du Califat : la fin de la domination des juifs, des croisés et de leurs alliés (…) Le tour est venu maintenant pour les croyants d’avancer, de récupérer les terres et de ne pas laisser une seconde ces tyrans se reposer. »

Si le but premier des musulmans doit être la hijra (émigration vers l’Etat islamique), le combat contre la France est aussi encouragé : « Tout musulman sincère émigre vers l’une des régions de l’État Islamique, cette terre d’Islâm, et quitte les terres de mécréances… », peut-on lire, et plus loin cette précision : « Un groupe d’entre eux [musulmans], nous leur rendons hommage dans ce numéro, ont décidé de frapper l’ennemi sur sa propre terre afin qu’il sache que la guerre ne se fait pas derrière une télé ou en votant dans un parlement. Il faut que la France pleure ses morts comme nous pleurons les nôtres, qu’ils voient le sang des leurs couler comme nous voyons celui des nôtres. » Les auteurs précisent : « Nous avons des hommes qui aiment la mort comme vous aimez la vie ».

Justification du meurtre pour blasphème

Tout au long du premier chapitre intitulé « Attaquer ceux qui insultent le Prophète », les attaques contre les diffamateurs de Mahomet sont justifiées et encouragées, sur la base de sources islamiques précisément référencées.

Rappelant les attentats de Charlie hebdo, les auteurs commentent : « Quelle attaque plus grande contre notre religion qu’insulter et se moquer de notre Prophète bien aimé comme l’ont fait les mécréants impurs et pervers de Charlie Hebdo. L’exécution de ces impurs réjouit tout croyant et attriste tout hypocrite ! » Quatre exemples tirés des sources islamiques sont ensuite cités pour justifier cette prise de position, notamment ceux d’une « juive » et d’un enfant d’esclave qui insultaient Mahomet et dont ce dernier a rendu le sang licite. La juive fut étranglée et l’enfant poignardé avec la bénédiction de Mahomet, rapporte Abou Dawoud. Et de citer Mouhammad Ibn Sahnoûn en ces termes : « Les savants sont unanimes pour dire que celui qui insulte le Prophète ou le critique est un mécréant sur qui pèse la menace du châtiment d’Allâh. Son jugement est la mort ».

Élargissement des définitions de mécréance et de blasphème

Une note précise : « Important : Celui qui fait apparaître son acceptation de la mécréance de ceux qui se moquent du Prophète sont eux-mêmes des mécréants ». Les valeurs républicaines démocratiques sont reniées et ceux qui s’en solidarisent sont « pires dans la mécréance » : « Ceux qui manifestent par solidarité pour ceux qui insultent le Messager d’Allâh sont pires dans la mécréance que ceux qui ne font que s’asseoir avec ceux qui mécroient. Ils ont accepté la mécréance au nom de la démocratie, de la liberté de croyance et de la liberté d’expression et sont donc eux-mêmes des mécréants apostats. »

Par ailleurs, il est précisé que le crime de blasphème ne porte pas que sur Mahomet mais il concerne « toute moquerie ou insulte envers Allâh, ses anges, ses livres, le paradis ou l’enfer. »

Règlement de compte avec Al-Qaïda et appel à tuer « n’importe quel mécréant »

Les auteurs dénigrent les « loups solitaires », dans ce qui est une critique à peine déguisée à l’encontre de l’organisation terroriste rivale Al-Qaïda et de sa stratégie : « Son acte [en référence au martyr Aboû Basîr ‘Abdallâh al-Ifrîqî], en totale conformité avec le Qour’ân et la Sounnah, met fin aux théories humaines innovées du loup solitaire promues par certains groupes égarés. La base du Djihâd est qu’il est mené en groupe sous les ordres du Calife comme il l’était à l’époque du Prophète d’Allah ». La qualification « théorie humaine », qui plus est « innovée » (l’innovation religieuse est une faute) sous-entend qu’elle n’a pas été donnée par Allah ; Al-Qaïda est ainsi reléguée au rang d’organisation non-islamique.

Évoquant la stratégie de l’Etat islamique ratifiée par le Calife, les auteurs citent Aboû Mouhammad Al-‘Adnânî, porte-parole officiel de l’Etat islamique, qui autorise les initiatives individuelles de meurtre : « Alors Ô toi le Monothéiste ne rate pas cette bataille où qu’elle soit, attaque les soldats et les partisans des tawâghîts, leurs armées, leurs polices, leurs services de renseignements et leurs collaborateurs. Fais trembler la terre sous leurs pieds, rends leur la vie impossible, et si tu peux tuer un mécréant américain ou européen, et particulièrement un français haineux et impur, un australien, un canadien ou autre que cela parmi les mécréants en état de guerre, habitants des pays qui se sont coalisés contre l’Etat Islamique, alors place ta confiance en Allâh et tue le par n’importe quel moyen. Ne consulte personne, et ne demande de fatwa à personne. Que le mécréant soit un civil ou un militaire, ils ont tous le même jugement, tous les deux sont mécréants, tous les deux sont en état de guerre. Leur sang et leurs biens sont licites.”

Deux protections possibles : la conversion à l’islam ou le pacte de sécurité

Les chrétiens sont toutefois invités à se convertir à l’islam : ils sont appelés à refuser « la domination juive » et « à accepter la seule religion qui défend les choses sacrées, la religion de tout les prophètes, la seule religion de vérité : l’Islâm ».

Les auteurs précisent ce qui fait la différence entre un musulman et un mécréant : « Ce qui rend sacré le sang et qui interdit de le verser est soit l’Islâm soit Al-Âmân (pacte de sécurité) et il est rendu licite par la mécréance. Celui qui est appelé musulman, son sang et ses biens sont sacrés. Celui qui est nommé mécréant, ses biens sont licites pour les musulmans et son sang peut être versé, son sang est le sang du chien, pas de péché à le verser, et pas de prix du sang à payer.»

Les auteurs appellent à commettre des meurtres aveugles, la seule condition étant que les victimes soient des « mécréants » : « Ô toi le mouwahhid, où que tu sois, aide tes frères et ton Etat comme tu le peux. Et le mieux que tu puisses faire, c’est de faire tous les efforts pour tuer n’importe quel mécréant français ou américain ou n’importe quel mécréant parmi leurs alliés ».

La manière de tuer sans armes est indiquée ; il est ordonné d’agir sans aucune miséricorde, sous peine d’être en « grand danger » de perdre sa religion : « Si tu ne peux pas par l’explosif ou la balle, alors isole toi avec l’américain ou le français mécréant ou n’importe lequel de leurs alliés, écrase leurs têtes avec une pierre ou égorge-les avec un couteau, écrase-le avec ta voiture ou pousse-le d’une montagne ou étrangle-le ou empoisonne-le (…) Si tu ne peux pas alors brûle sa maison, sa voiture ou son commerce. Si tu ne peux pas, fais périr ses cultures. Et si tu ne peux pas crache-lui sur le visage. Si ton âme refuse cela alors que tes frères sont bombardés, se font tuer, que leur sang et leur biens sont rendus licites partout, alors pose-toi des questions au sujet de ta religion car tu es en grand danger ».

Laïcité et islam présentés comme incompatibles

La France est présentée comme l’ennemi de l’islam depuis l’Ancien Régime. Les auteurs précisent qu’après la Révolution de 1789, « la France s’est trouvée une autre religion tout aussi mensongère et idolâtre que le catholicisme romain : la démocratie et la laïcité ». Ainsi, « les lois sur l’interdiction du Hidjâb, les lois anti-terroristes qui permettent l’emprisonnement de tout musulman sans aucune preuve sérieuse, sont autant de gifles au visage de tout musulman qui croit encore qu’il est possible de cohabiter avec les mécréants ou pire de vivre l’Islâm sous l’autorité des mécréants (…) »

La page est illustrée d’une photo de Manuel Valls portant une calotte et accompagnée de la légende : « Valls, ministre sioniste enjuivé par sa femme. » Le magazine se clôt par une interview de Hayat Boumeddiene, veuve d’Amedy Coulibaly, qui a « rejoint le califat ». Des extraits seront publiés dans un prochain rapport de MEMRI.fr.

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